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Pourquoi sortir du jugement nous permet de nous épanouir et de nous aimer ?




Bonjour les ami(e)s,


Bienvenue sur mon blog de l'Amour et des potes.

Je suis Laeticia Laboureau, thérapeute et pas que 😊, je vous amène, chaque semaine, à vous poser des questions sur vous pour vous aider à mieux vous comprendre et vous aimer. N’hésitez pas à aller voir sur mon site ( www.laeticialaboureau.com ) ou ma page Facebook ( Laeticia Laboureau | Facebook ) pour être au courant de mes actualités.


Cette semaine, je vais vous amener dans une notion qui me semble importante pour apprendre à se lâcher la grappe et commencer à s’aimer. Il s’agit de la notion du jugement et de l’effet miroir.


Pourquoi sortir du jugement nous permet de nous épanouir et de nous aimer ?


Pour commencer, je vais revenir sur notre construction psychique. Ça me semble important pour vous expliquer comment on fonctionne et comment se construit notre vision du bien et du mal, du bon et du mauvais.


Le développement du cerveau est le même pour tous les humains : ça commence au stade fœtal, dès la troisième semaine de grossesse, jusqu’à la vie de jeune adulte autour de 25 ans où notre cerveau atteindrait sa maturité. Quand on y pense, c’est passionnant !


Notre cerveau va suivre des étapes dans sa construction, et d’un point de vue théorique ces étapes seraient les mêmes pour tout le monde. Ceci permet d’en tirer des généralités sur notre manière de fonctionner.


Nous avons donc tous trois cerveaux :


- Le cerveau reptilien ou aussi appelé archaïque ou primitif. C’est notre instinct de survie. Lui veille à ce qu’on reste en vie, il nous protège. Dès qu’un danger se présente il assure notre sécurité. On parle d’archaïque car il est très en lien avec nos sensations et mouvements corporels. Si la sensation est désagréable, il va s’activer pour nous protéger. Il y est inscrit toute l’expérience humaine, ainsi que toute l’évolution humaine : « Moi homme des cavernes !» 😉


- Le cerveau limbique : lui gère l’expression de nos émotions. Il est aussi le siège de toutes nos habitudes, de tous nos souvenirs, de notre manière de relationner, d’aimer ou d’être attaché.

- Le néocortex : c’est le mental, la petite voix dans la tête. Lui est la plus grosse partie, environ 76% de notre cerveau. Il raisonne, organise et planifie. Mais à peu près 90% de ses pensées sont des « pensées poubelles » car elles ne servent concrètement à rien. C’est lui qui critique, juge… on y trouve aussi nos croyances limitantes. Il est capable de nous couper de nos envies profondes et de nos désirs.


Le reptilien et le limbique représentent nos profondeurs, notre inconscient.

Ces derniers sont constitués de toutes nos expériences de vie, les nôtres ainsi que celles de nos ancêtres, tout ce qu’on a refoulé, comme nos émotions et tout ce qui nous a fait souffrir et qu’on n’a pas exprimé (souvent nos peines, hontes, culpabilités, peurs), pour s’adapter à notre environnement (famille, école, société, etc.). Car les exprimer aurait pu provoquer notre rejet par ceux dont notre vie et notre sécurité dépendaient, et donc, nous mettre en danger. C’est l’instinct de survie porté par notre cerveau reptilien : être aimé=être protégé, être rejeté=danger de mort.


Je vous fais clairement une présentation très succincte mais elle permet de comprendre facilement comment ça marche.

Pour résumer : le reptilien et le limbique constituent notre inconscient et le néocortex réagit et forme ses pensées en fonction de ces derniers. Difficile donc de dire que nos pensées sont pleinement conscientes.


Par exemple : si je regarde une scène qui se passe dans la rue, je vais percevoir les informations de cette scène à travers mes différents cerveaux. Je vais les capter avec mes différents sens (sensations = reptilien), ces sensations vont me faire ressentir des émotions (ça me renvoie à des expériences connues, positives ou négatives = émotions rattachées = cerveau limbique) et cet ensemble va faire naître une pensée dans le néocortex. Donc avant que la pensée n’émerge, elle est filtrée par nos différents cerveaux. Donc la pensée qui émergera ne sera jamais neutre puisque empreinte de notre vécu.


Dans le meilleur des mondes (et je vous rassure, ça n’arrive jamais) : nous nous développons en étant aptes à tout comprendre car nous avons une super conscience de tout et nous devenons des humains pleinement épanouis dans nos vies.


Sauf que dans la vraie vie, pas celle « instagrammable », celle de tous les jours où l’on vit nos expériences, on va tous, et cela sans exception, passer par des évènements qu’on ne peut réellement comprendre ; et ces incompréhensions font naître des sensations désagréables, ainsi que les émotions qui s’y rattachent. Donc tout au long de notre développement, pour se protéger, on emmagasine dans notre inconscient ces informations distordues par notre incompréhension ainsi que l’émotionnel qui s’y rattache. De façon beaucoup plus forte, c’est le même système pour les chocs émotionnels.


Cela crée en nous des séparations car quand on ne comprend pas quelque chose, on se sent en danger, et le cerveau qui est surpris ne sait pas réagir. Et notre mécanisme de défense privilégié est de rejeter l’expérience non comprise et de refouler nos émotions. Mais malheureusement comme vu plus haut, nous gardons tout en nous.

Donc quand adulte, on se retrouve dans une situation, il est quasi impossible d’avoir un jugement qui ne soit pas influencé par notre inconscient. Nous ne sommes clairement pas objectifs.


Et comme cela marche comme ça pour tout le monde, on est chacun dans sa bulle, avec son inconscient, et on interagit tous avec nos filtres qui nous empêchent de nous voir et de voir l’autre de façon neutre.


Alors qu’est ce qui se passe en nous quand on juge une autre personne ou une situation ?


Le mécanisme est simple :

Toutes les parts que nous avons refoulées inconsciemment sont là quelque part en nous. Mais on refuse de les voir ou d’être en contact avec elles. Quand une situation ou une personne nous rappelle cette part, notre système de défense toujours en veille pour notre survie (= le reptilien) s’active et nous fait rejeter cette part chez l’autre.


Exemple : Toute votre vie, vous n’avez jamais vraiment pensé ou pris du temps pour vous. Vous avez été conditionné à prendre soin des autres avant vous-même, voire même à anticiper les besoins des autres avant les vôtres. Peu importe l’expérience qui en est à l’origine, la façon dont vous y avez répondu, c’était votre manière de vous sentir aimé et en sécurité. Bref, vous avez créé ce personnage généreux sur qui tout le monde peut compter.

Imaginons maintenant qu’une personne de votre entourage pense à elle-même, prend soin d’elle-même, sait dire « non » et se fait toujours passer avant les autres. Il est fort possible que vous ne la supportiez pas. Vous pourriez dire que cette personne est égoïste. Cela pourrait vraiment vous agacer. Et c’est normal, car quand vous vous êtes adapté en devenant généreux sans jamais penser à vous, vous avez refoulé cette part égoïste. Car être égoïste c’est être en danger, en danger de ne plus être aimé, donc de mourir.

Alors quand quelqu’un vient vous montrer qu’on peut être égoïste, tout en étant aimé et en sécurité, ça vient remettre en cause votre croyance et tout votre système de protection. Donc ça vous met en danger et bien souvent on va rejeter l’autre plutôt que de se remettre soi-même en cause.


Cet exemple est un parmi des centaines de traits de notre personnalité.

Maintenant vous comprendrez que quand quelque chose vient nous agacer, c’est que ça parle surtout d’une part refoulée en nous. Quand on juge quelqu’un, en réalité c’est révélateur de ce qui se cache en nous. Et notre regard sur l’autre n’est quasi jamais objectif. Et cela marche que l'on juge l'autre pour un trait négatif comme positif. Oui, quand on admire quelque chose chez quelqu'un, c'est qu'on refuse aussi de voir ce trait chez nous.

Voilà une super clé pour nous aimer : car ce miroir extérieur peut nous permettre de mieux nous comprendre et surtout nous aider à cerner les parts qui sont refoulées chez nous. Quand on comprend cela, on ne peut plus en vouloir à l’autre. Mais au contraire, on ne peut que le remercier de venir éclairer en nous les parts qui nous sont cachées.


En rééquilibrant ces parts chez nous, nous sortons du jugement que l’on pose sur l’autre mais surtout du jugement que l’on porte sur ces parts cachées en nous. On devient observateur de nos mécanismes sans y plonger. On retrouve une neutralité qui nous permet de nous aimer pour tout ce que nous sommes et d’aimer l’autre pour ce qu’il est.

Quand nous rentrons dans la bienveillance et la compréhension pour ces parts en nous, alors nous devenons aussi bienveillants et compréhensifs pour les autres qui ont ces mêmes parts et ces mêmes mécanismes en eux.


Aujourd’hui les neurosciences nous montrent que le cerveau n’est pas le seul siège de nos neurones. On aurait autant de neurones dans notre cœur et dans notre ventre. Cela veut dire que scientifiquement, on commence tout juste à voir que nous ne sommes pas qu’un cerveau. Qu’il y a d’autres parties de nous qui aussi informent et influent notre manière d’être. Mais en pensant que nous ne sommes que des êtres de raison, nous empêchons notre conscience de se révéler. Cette conscience qui nous permettrait de voir avec le cœur, et donc d’ouvrir notre compréhension.


N'oublions pas que nous sommes tous de la même essence et que nos désirs les plus forts sont de nous sentir aimés et en sécurité.


Voilà, j’espère que cela vous permettra de mieux vous connaitre et vous comprendre. N’hésitez pas à partager votre ressenti ou à poser des questions !

Avec toute ma tendresse,


Laeticia






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